Un chant russe encore que votre amaxi aimait bien chanter,  c'est la version française du chant russe Katiuska datant de 1938.

 

1. Quand la neige a recouvert la plaine 

Je prends mon cheval et mon traineau

Et mon chant s'élève à perdre haleine, 

Non jamais le monde ne fut si beau


2. Au matin dans la brise glaciale,

Je m'en vais au gré de mon traîneau.

Mais le ciel peu à peu se dévoile,

Non jamais le monde fut si beau.


3. Dès le soir quand la nuit est rebelle,

Mon cheval s'empresse au grand galop .

Et mon coeur lui reste aussi fidèle,

Non jamais le monde fut si beau.


4. Vole au ciel, vole chanson légère,

Le soleil vers lui t'emportera,

Vers celui qui donne la lumière,

Et réchauffe le coeur de nos gars.


Ye moleschka, ye le momoleschka

Ye moleschka, ye momoloko

Hachquidi bach quidi bach

Ma doudouna

O ma doudouna ye momoloko

 

 

il y a deux autres versions françaises:

 

1)

Dans la plaine recouverte de neige,

J'ai laissé ma femme et mon traîneau

Et je pars pour de longues semaines,

Et je pars pour de longues années


Ye moleschka, ye le momoleschka

Ye moleschka, ye momoloko

Haschquidibach quidibach ma doudouna

Oh ma doudouna,

Ye momoloko, (ye momoloko)


Elle danse pour celui qu'elle aime

Elle danse pour celui qu'elle attend


Elle pleure pour celui qu'elle aime

Elle pleure pour celui qu'elle attend


Elle chante pour celui qu'elle aime

Elle chante pour celui qu'elle attend


Elle prie pour celui qu'elle aime

Elle prie pour celui qu'elle attend

 

2) (c'est ce qu'on appela kasatchok!)

 

C'est l'hiver qui frappe à notre porte,

Mes amis, allumons un bon feu,

C'est l'hiver que le diable l'emporte,

Mes amis, ce soir oublions-le.


Refrain:

Ye moleschka, ye momo lé oschka

Ye moleschka, ye momo loko

Haskilibach shkilibach ma doudouna

Oh ma doudouna,

Ye momoloko, (ye momoloko)


Babouchka apporte le pain d'orge,

Ce qu'il y a de bon dans la maison,

La vodka qui brûle un peu la gorge,

 

Mais qui laisse le coeur plein de chansons.


Dans les bois les loups font une ronde,

Sur la neige frissonne les corbeaux,

Oublions la misère du monde,

Tous les loups et les vilains oiseaux.


Petrouchka, prends ta balalaïka

Et joue-moi un air à ta façon,

Joue d'abord les balades de la Volga

Quand t'auras fini nous danserons.

 

 

mais en fait ce chant est un chant patriotique des soldats russes:

 

A la fin de l'hiver, c'est à dire quand les combats reprennent, une jeune fille adresse à son amant parti au front en guise de réponse aux lettres qu'elle a reçu de lui. La petite Catherine monte sur la berge fleurie au dessus des rapides en débâcle et confie à l'aigle sa prière que celui qu'elle aime protège la terre natale et sauve ainsi leur amour. Katioucha est un diminutif affectueux du prénom russe Ekaterina (Екатерина)

 

Расцветали яблони и груши,

Поплыли туманы над рекой.

Выходила на берег Катюша,

На высокий берег на крутой.

 

Выходила, песню заводила

Про степного сизого орла,

Про того, которого любила,

Про того, чьи письма берегла.

 

Ой, ты, песня, песенка девичья,

Ты лети за ясным солнцем вслед

И бойцу на дальнем пограничье

От Катюши передай привет.

 

Пусть он вспомнит девушку простую,

Пусть услышит, как она поет,

Пусть он землю бережет родную,

А любовь Катюша сбережет.

 

Расцветали яблони и груши,

Поплыли туманы над рекой.

Выходила на берег Катюша,

 

На высокий берег на крутой. 

 
 
que l'on peut chanter ainsi:
 
Les pommiers fleurissent la clairière
Colorant le brouillard sur les eaux
Katiouchka domine la rivière
Et son chant planesur les roseaux

C'est le chant de l'aigle bleu des steppes
Le soleil vers lui te guidera
Vers celui dont elle garde les lettres
Doux trésor précieux de Katiouchka

Vole au vent vole chanson légère
Vers celui qui au loin s'en alla
Vers celui qui garde la frontière
Porte le salut de Katiouchka

Au souvenir de cette jeune fille
de sa fière chanson qu'il entend
Puisse-t-il défendre la patrie
courageux comme celle qui l'attend

Des pommiers tombent les feuilles mortes
Et la neige recouvre toute chose
Alors arrive la réponse ardente
du soldat retournant au kolkhoze