Oeil de Vautour me dit que les scorpions mâles portent leurs petits sur le dos.

 

Cela m'étonne beaucoup.

Elle dit l'avoir lu dans un livre.

Je demande à comprendre et cherche des renseignements.

Ils ne sont pas faciles à obtenir tant la reproduction du scorpions peut se montrer diverse;

- ovipare

- vivipare

- parthénogénèse

 

il serait du même règne animal que les araignées!

 

Je finis par découvrir que le venin de scorpion aurait pu soigner ou aider dans les soins d'Oreille Cassée!

 

 

 

DETAILS

 Le scorpion est un animal extrêmement résistant au froid, au chaud, au jeûne et même aux radiations. Le scorpion est un cousin de l'araignée ! Comme elle, il a 4 paires de pattes, des chélicères (pinces), un corps composé de 2 parties (un céphalothorax - tête soudée au thorax - et un abdomen) et un grand nombre d'yeux. Le scorpion a en effet une douzaine d'yeux, mais cela ne l'empêche pas d'avoir une très mauvaise vue ! Cependant, cela ne le dérange pas, il vit et chasse la nuit, et possède des petits poils très sensibles aux vibrations qui lui permettent de repérer ses proies. Il attrape sa proie avec ses pinces et l'immobilise en lui injectant du venin par l'aiguillon qui se trouve au bout de sa queue. Il passe sa journée sous une pierre ou dans une anfractuosité du sol pour rester à l'abri de la chaleur. Heureusement, parmi les 1 500 espèces recensées dans le monde, une vingtaine seulement sont mortelles pour l'homme ; la piqûre des autres est comparable à celle d'une guêpe. Les scorpions du Sahara sont parmi les plus dangereux.
Apparus il y a 500 millions d'années, d'abord dans la mer, ils ont été parmi les premiers arthropodes à poser leur patte sur la terre ferme, «des espèces très proches de celles qui existent maintenant: le scorpion est ce qu'on appelle un fossile vivant».


Cycle de vie et reproduction

La plupart des Scorpions se reproduisent par reproduction sexuée, mais quelques espèces sont parthénogénétiques, des œufs non fécondés donnant naissance à des jeunes. Le dimorphisme sexuel est faible, les mâles possédant généralement des peignes avec un nombre de dents plus élevé que ceux des femelles. D'autres détails anatomiques tels que la forme des pinces ou de la queue sont parfois sujets à un dimorphisme sexuel, mais cela varie selon les espèces.

Lors de la parade, le mâle tient la femelle par les pinces et/ou par les chélicères et les deux partenaires semblent exécuter une danse appelée "promenade à deux" durant laquelle le mâle entraine la femelle vers un endroit propice à la déposition de son spermatophore (sac élancé de quelques millimètres à plusieurs centimètres de long selon les espèces) qu'il colle au sol. Le mâle tire ensuite la femelle sur le spermatophore. Cela a pour effet de plier la structure, ce qui provoque l'éjection du sperme dans les voies génitales de la femelle. Des cas de cannibalisme du mâle par la femelle après l'accouplement ont été observés, mais semblent en fait relativement rares en nature, les mâles ayant développé un comportement de fuite rapide ayant lieu de manière quasi systématique après la fécondation.

Les Scorpions sont vivipares ou ovovivipares et donnent naissance à chaque portée selon les espèces entre trois et plus d'une centaine de petits appelés pullus que la femelle porte sur son dos jusqu'à leur première mue. Comme tous les animaux possédant un exosquelette, la croissance se fait par mues successives. Les jeunes scorpions muent fréquemment jusqu’à l’âge adulte ; à partir de ce moment, les mues seront plus espacées dans le temps. Un scorpion vit entre 3 et 10 ans selon les espèces, les plus grandes vivant plus longtemps.

Les scorpions sont ovovivipares ou vivipares. Dans le premier cas, les œufs riches d’une réserve de vitellus se développent au sein du ventre maternel. On parle alors d’espèces apoïkogéniques.

Chez les espèces vivipares ou katoïkogéniques, les embryons sont nourris directement par la mère.

Selon les espèces, la gestation peut varier de 2 mois à 22 mois. Chez certaines espèces, la femelle peut conserver le sperme pendant plusieurs mois, voire plusieurs années en attendant des conditions favorables.

Le temps de gestation dépend de nombreux facteurs : température, humidité, nourriture, stress pour les espèces captives).

Les bébés scorpions sont appelés pullus. Sans défense, ils se réfugient sur le dos de leur mère. Leur nombre est très variable en fonction des espèces : de 10 à plus de 100.

Les pullus stade I ont un exosquelette immature de couleur claire. Les femelles transportent leurs petits et les défendent contre les prédateurs.

Ce stade dure entre 5 et 25 jours.

Le stade II débute après la première mue ou exuviation. Les pullus quittent alors le dos de leur mère et s’enhardissent.

Le nombre de mues varie de 4 à 9 jusqu’à ce que l’individu atteigne sa maturité sexuelle, entre un et trois ans.

Un scorpion vit en moyenne entre deux et six ans en liberté. En captivité, la longévité est plus longue, surtout pour les femelles, et peut atteindre 10 ans.

La femelle, retirée dans son terrier ou cachée dans des fentes, sous des pierres ou des écorces, se dresse sur ses pattes et pond. Les œufs sont directement recueillis dans une « corbeille de naissance » formée par les pattes avant de la mère, ou simplement déposés sur le sol. Les embryons de tous les scorpions ont des relations étroites avec l'organisme maternel. Ils naissent enveloppés d'une fine membrane transparente, dont les jeunes se dégagent immédiatement. On parle alors d'une ovoviviparité. Mais, dans troisfamilles de scorpions, les jeunes naissent « vivants » sans être entourés d'une enveloppe.

Le nombre de jeunes par portée varie souvent de 20 à 40, mais une portée de Androctonus australis peut atteindre 140 petits !

Dès leur sortie, les jeunes grimpent sur le dos de leur mère. Celle-ci les y aide parfois avec ses pinces ou ses pattes. Ces nouveau-nés, qu'on nomme « pullus », sont blancs ou peu pigmentés. Leurs pattes sont munies de ventouses, leur dard n'est pas fonctionnel, leurs pinces n'ont ni longues soies sensorielles ni denticules. Ils ne se nourrissent pas et se font transporter, empilés les uns contre les autres et amarrés par leurs ventouses sur le dos de la mère. Ainsi protégés de l'attaque des prédateurs, ils résistent aussi plus facilement aux conditions du milieu. En effet, les jeunes sont à ce stade très sensibles à la déshydratation. Les premiers temps, la mère reste souvent dans son terrier, assurant ainsi leur protection.

C'est aussi sur le dos maternel que les pullus effectuent, tous en même temps, leur première mue. Débarrassés de leur cuticule fine et transparente, ces jeunes de premier stade sont très semblables aux adultes, hormis la taille. Ils se pigmentent lentement, leurs pattes sont munies de griffes et leur aiguillon est capable de piquer. Bientôt, ils sont aptes à se nourrir. Après être restés entre 3 et 14 jours sur le dos maternel sans manger, ils en descendent temporairement pour chasser des petites proies. Peu à peu, ils s'y réfugient moins souvent, puis finissent par se disperser pour prendre définitivement leur indépendance.

Parfois, la phase de dépendance est plus longue : les petits de Scorpio maurus restent plus de 3 mois dans le terrier maternel et ceux de certaines espèces d'Amérique du Sud y séjournent plus de 6 mois.

Contrairement aux adultes, les jeunes sont plus actifs pendant les mois les plus froids et sortent plus tard le soir.


La viviparité des scorpions


Les embryons de certains scorpions se développent dans les diverticules ovariens de l'appareil génital. Chacun contient des cellules nourricières et est prolongé par un « biberon » qui absorbe les éléments nutritifs du sang. Une tétine, pressée par des organes provisoires des chélicères et de la base des pinces, expulse le liquide vers la bouche de l'embryon. Après une longue gestation, les jeunes sont expulsés des diverticules vers l'orifice génital.


Parthénogénèse

La reproduction du scorpion est, normalement, bisexuée. «Mais il y a des espèces à parthénogenèse (reproduction sans mâle) régulière et d'autres à parthénogenèse occasionnelle», explique Max Goyffon. Une capacité d'adaptation qui s'est révélée catastrophique au Brésil. Une femelle de Tityus serulatus (une des plus dangereuses espèces connues) a été transportée par hasard dans la ville de Sao Paulo. Elle y a trouvé des blattes pour se nourrir et a commencé à se reproduire par parthénogenèse. Très inquiétant quand on sait que, tous les quatre mois, une femelle scorpion peut donner naissance à des dizaines de jeunes. Ce sont 60 à 140 jeunes qu'on découvre généralement le matin sur le dos des mères où ils restent pendant trois jours, jusqu'à la première mue.

 Lors de naissance par parthenogenèse il n'y a que des femelles qui ont le même ADN que la mère. Il est très rare de trouver un mâle de cette espèce même dans la nature.

Espèces qui se reproduisent par parthenogenèse : tityus serrulatus,  tityus stigmurus,
Hottentotta hottentotta, Hottentotta caboverdensis,
Liocheles australasiae, Isometrus maculatus.

Venin


Plus d'un million de personnes sont piquées chaque année par un scorpion, le nombre de décès s’élevant à un peu plus de 3000, mais les données sont très vraisemblablement sous-estimées car les piqûres sont loin d'être toutes inventoriées et les décès surviennent souvent en dehors de toute prise en charge médicale.

Toutes les espèces de Scorpions sont venimeuses et la quasi-totalité des espèces utilisent des venins neurotoxiques (à l'exception de Hemiscorpius lepturus qui possède un venin cytotoxique). Les neurotoxiques utilisés sont en général de petites protéines qui vont interférer avec le système nerveux de la victime (inhibition des canaux sodiques ou potassiques). Leur action est en général très rapide.

Le venin des scorpions est particulièrement efficace contre les autres arthropodes mais peu contre les humains. Souvent, les piqûres chez ces derniers ne produiront que des effets locaux divers : douleur, engourdissement et gonflements. Cependant, quelques espèces, en particulier de la famille Buthidae, peuvent être plus dangereuses. Parmi les espèces les plus dangereuses pour l'homme, citons le Leiurus quinquestriatus, et les espèces des genres Parabuthus, Buthus, Tityus, Centruroides et Androctonus. Il est généralement estimé que passées les 24 premières heures après la piqûre, tout risque mortel est écarté.

En général, les scorpions ne peuvent injecter assez de venin pour tuer des personnes adultes en bonne santé sauf pour les espèces très toxiques. En revanche, les enfants, les personnes âgées et les personnes malades sont plus exposées. Le danger d'une allergie au venin de certaines espèces existe. De manière générale, les scorpions ne piquent que s'ils se sentent menacés et préfèrent souvent passer leur chemin, mais l'agressivité diffère en fonction des espèces. Les espèces les plus dangereuses se trouvent au Sahara.

À titre d'exemple, selon les statistiques du ministère de la santé algérien, sur 45 391 personnes piquées par des scorpions, 62 sont mortes en 2006.

Au Maroc, plus de 80 personnes sont mortes durant l'année 2006, tandis que, durant des années records au Mexique, il a été fait état de 1 000 morts en une seule année.

Les signes peuvent aller d'une simple douleur sur le point de ponction à des signes généraux sévères, à type de troubles de la coordination des mouvements, troubles visuels ou œdèmes pulmonaires.

Toxicité du venin
Toxicité du venin de scorpions d'importance médicale selon leur dose létale 50 (en mg par kg)

Les décès quelques dizaines chaque année touchent essentiellement les moins de 15 ans: «Une question de taille mais aussi d'immaturité du système nerveux.» Des 1200 espèces de scorpions, toutes sont venimeuses, mais à des degrés extrêmement variables. Le venin de scorpion est avant tout toxique pour le système nerveux. Mais selon l'espèce, l'injection aura l'effet d'une piqûre de moustique ou provoquera un coma, voire la mort. Il est donc prudent d'appeler le médecin ou le centre antipoison qui connaissent les traitements adaptés aux scorpions locaux. Si la piqûre est méchante, ce sont généralement les premières heures les plus pénibles: vives douleurs, avec ou sans inflammation. Avec, éventuellement: agitation, sueurs, diarrhées, vomissements et hypertension. La plupart du temps, ça ne va pas plus loin. Mais on voit parfois des complications: oedèmes pulmonaires, anomalies cardiaques et, exceptionnellement, effondrement de tension, coma et collapsus brutal. Quand le décès survient, c'est dans les 24 heures.

En France, le seul vraiment méchant est jaune et mesure 6 à 8 cm. C'est Buthus occitanus qui suit la culture de l'olivier et vit dans le Langedoc, les Pyrénées-Orientales, en Afrique du Nord et en Espagne. Mais cette espèce qui fuit la ville est devenue rare. «Ce scorpion est potentiellement toxique, surtout chez les enfants. Et il y a eu des accidents sérieux en Espagne et au Maghreb. Mais, en France, cela fait plus de cinquante ans qu'il ne s'est pas manifesté.»

Le cannibalisme : un moyen de réguler les populations

Le mâle est bien souvent mangé par sa partenaire après l'accouplement. Mais, chez de nombreuses espèces vivant dans les déserts, on a mis en évidence un cannibalisme à plus vaste échelle, qui est certainement, comme l'affirment G. Polis et ses collègues, l'un des facteurs les plus importants de régulation des populations. Le cannibalisme peut toucher les individus de la même espèce. C'est le cas de Paruroctonus mesaensis, chez lequel 9 % des proies capturées sont des scorpions de la même espèce. Mais des scorpions peuvent aussi être cannibales envers d'autres espèces de scorpions ; leur menu est composé alors de 40 à 60 % de scorpions. Cette prédation s'effectue souvent à la fin de l'été et au début de l'automne, lorsque les petites espèces sont nombreuses, les gros scorpions se nourrissant des plus petits.

 

 Venin scorpion et cancer

Les protéines et les peptides du venin de scorpion et autres animaux venimeux sont des armes potentiellement efficaces contre les tumeurs solides. Cela est déjà connu dans la médecine traditionnelle basée sur l’expérience.

L’entreprise pharmaceutique cubaine Labiofam a conçu un médicament dérivé du venin du scorpion bleu cubain. Ce remède à base de venin de scorpion dilué agit contre les tumeurs solides telles que le carcinome de la prostate et les tumeurs cérébrales. Labiofam a parallèlement fabriqué un remède homéopathique à partir du venin de scorpion bleu. Ce remède nommé VIDATOX aide contre les effets secondaires négatifs du cancer, tels que la douleur, la fatigue et la perte d’appétit. Il est autorisé et reconnu en Chine et en Amérique latine.

Depuis plus de vingt ans, les Cubains ­traitent les patients atteints de cancer avec le venin du scorpion bleu. Les résultats ne sont pas toujours aussi extraordinaires, mais des milliers de patients affirment que leur ­douleur a été soulagée, leur force ­musculaire ­renforcée et leur énergie renouvelée grâce à la prise de ce médicament.

Le traitement est maintenant prêt pour une sortie mondiale. La compagnie ­pharma­ceutique publique cubaine Labiofam a récemment commencé à produire en masse une version homéopathique portant le nom de Vidatox. Une poignée de pays, dont la Chine, ont autorisé sa commercialisation, et un petit marché noir s’est organisé pour ­diffuser le produit dans le reste du monde. Il est impossible de savoir combien de patients ont consommé cette médiatisation ­contenue dans de petites bouteilles de verre ces vingt dernières années, mais leur nombre dépasse probablement 55 000 dans le monde.

 


Un chercheur de Seattle utilise le venin comme « révélateur » des cellules du cancer…

Non, le venin de scorpions n’est pas forcément mortel pour l’homme. Il peut même le sauver, à en croire la technique de détection des cancers mise en place par un chercheur du centre de recherche sur le cancer de Seattle. Selon le Guardian, Jim Olson a mis au point un protocole de repérage des tumeurs, baptisé « peinture de la tumeur » en injectant un produit à base de venin dans l’organisme du patient.

En circulant, ce médicament « illumine » les cellules cancéreuses sur lesquelles il se fixe, notamment dans le cerveau. Le travail des chirurgiens est donc facilité pour soigner une tumeur ou des cellules touchées.

 

Cinq essais humains réalisés

Le pouvoir luminescent du venin est dû à la présence d’un composé chimique appelé chlorotoxine. Introduite dans les veines du patient, elle traverserait la barrière hémato-encéphalique, pour se diriger vers la tumeur. « Je me disais que s’il devait y avoir une créature qui puisse envoyer des molécules dans le cerveau, ce serait le scorpion parce qu’il a besoin de paralyser ses proies, explique le scientifique au Guardian. Donc, nous avons fait grandir une tumeur humaine sur le dos d’une souris. Nous avons lié la toxine du scorpion à un marqueur fluorescent et injecté le produit dans la souris. »

Deux heures plus tard, la tumeur a changé de couleur. Après d’autres essais concluants effectués sur des chiens, l’équipe de Jim Olson a reçu l’approbation pour tester ces peintures tumorales sur des sujets humains. Cinq essais ont déjà été réalisés. D’autres recherches sont menées sur le foie ou la rate. A terme, cette technique de marqueur pourrait non seulement aider les chirurgiens à localiser les tumeurs, mais aussi à les soigner par injection d’un produit anticancéreux, éliminant ainsi le besoin de chirurgie.

 

Une autre idée de la pharmacopée

Le Prix Nobel de Médecine Richard J. Roberts dénonce et considère que les industries pharmaceutiques occidentales orientent leurs recherches, non vers la guérison des maladies, mais favorisent le développement de médicaments pour indispositions chroniques, beaucoup plus rentables économiquement. Il indique que les maladies, propres aux pays les plus pauvres – par leur basse rentabilité- ne donnent simplement pas lieu à des recherches. Pour cette raison, 90 % du budget pour la recherche est destiné aux maladies de 10 % de la population mondiale.

L’industrie publique médico-pharmaceutique de Cuba, étant une des principales sources de devises pour le pays, est régie par des principes radicalement opposés. Ses recherches sont dirigées, en grande partie, à développer des médications qui évitent des maladies et, par conséquent, amoindrissent les frais en médicaments de la population. Dans un article de la revue prestigieuse Science, les chercheurs d’Université de Stanford (Californie) Paul Drain et Michele Barry assuraient que Cuba obtient de meilleurs indicateurs de santé que les USA en dépensant jusqu’à vingt fois moins. La raison : l’absence – dans le modèle cubain de pressions commerciales par les firmes pharmaceutiques, et une stratégie d’éducation de la population en prévention de santé.

En outre, les thérapies naturelles et traditionnelles — comme la médecine herboriste, l’acuponcture, l’hypnose et beaucoup d’autres, des pratiques peu rentables pour les fabricants de médicaments, sont intégrées depuis des années dans le système de santé publique gratuit de Cuba. Par ailleurs, dans ce pays, les médicaments sont distribués, en priorité et gratuitement dans le réseau hospitalier public national. En outre, Cuba propulse la production de médicaments génériques, mis à la disposition des pays pauvres à un prix très inférieur à celui de la grande industrie pharmaceutique mondiale. Ses produits pharmaceutiques sont exportés dans 26 pays, et associés à des sociétés mixtes en Chine, au Canada et en Espagne.

 

Le scorpion victime de son succès ?

Labiofam élève des scorpions et récolte un litre de venin par an. L’engouement que suscite les travaux cubains sur le venin de scorpion engendre un appétit mercantile démesuré dans beaucoup de pays. Selon Al Jazeera, les scorpions noirs se négocieraient à plus de $ 50 000. Le Wall Street Journal rapporte qu’un litre de venin de scorpion se négocie aux environs de 10 millions de dollars.

Sans une réglementation protégeant les scorpions, une chasse massive pourrait mener l’espèce au bord de l’extinction. Des laboratoires se penchent donc sur la fabrication d’un venin de synthèse beaucoup plus pur. Du reste, la mellitine (venin d’abeille) a déjà été synthétisée en laboratoire.

Sources : www.cubainformacion.tv, www.labiofam.cu
Département Exportation : Ing. Alejandro González Torres,
Foreign Trade specialist, Tél. : 8360374/8371297,
alejandro.gonzalez@labnet.com.cu

Le venin de scorpion serait une alternative à la morphine.

Selon les résultats d'une étude menée par le Professeur Michael Gurevitz de l'université de Tel Aviv (Israël), le venin de scorpion, considéré comme un puissant poison, pourrait devenir une alternative aux analgésiques provoquant une forte dépendance comme la morphine,. Le Professeur Gurevitz effectue de nouvelles recherches afin de développer un analgésique basé sur des composants naturels trouvés dans le venin du scorpion.

"Les toxines de peptide trouvées dans le venin de scorpion interagissent avec les canaux de sodium présents dans les systèmes nerveux et musculaire, dont certains communiquent la douleur. Si nous parvenons à comprendre comme ils interagissent, nous serons capables de modifier ces toxines et de les rendre plus puissantes en fonction de la douleur. Il serait ainsi possible de créer de nouveaux antalgiques n'ayant aucun effet secondaire", explique le Professeur Michael Gurevitz.

Voir aussi:
https://www.cairn.info/revue-ethnologie-francaise-2004-3-page-419.htm

 

Le dilemme du chirurgien

« L’IRM, c’est très utile, mais cela ne permet pas d’identifier toutes les niches microscopiques où vont se cacher les tumeurs. » De plus, en neurochirurgie, la structure gélatineuse du cerveau complique tout – les chirurgiens le comparent souvent à un flan qui tremblote. Le moindre contact avec un instrument chirurgical va le déformer, après quoi les images IRM ne servent plus à rien.

En effet, l’IRM pratiquée au préalable ne donne qu’une idée approximative des contours incertains de la tumeur ; quant au scanner, il passe fréquemment à côté de véritables pépites cancéreuses, indiscernables du tissu environnant. La plupart du temps, le chirurgien se retrouve confronté à un dilemme cornélien :

soit pratiquer l’ablation de tout tissu un tant soit peu suspect, au risque de provoquer de graves séquelles ;

soit prendre le risque d’épargner des cellules malignes qui finiront par tuer le patient.

Jim repense à la thèse qu’il a soutenue à l’université du Michigan sur l’utilisation d’un isotope radioactif dans le PET scan [Tomographie par Émission de Positrons] utilisé pour diagnostiquer le cancer. L’isotope sert de traceur : une fois fixé sur sa cible dans le corps, il émet des rayons gamma détectables qui permettront de déterminer si un certain type de cancer est présent. Le Dr Olson se prend à imaginer une technique comparable, mais qui permettrait d’illuminer les cellules cancéreuses dans des conditions normales, de telle sorte qu’elles soient visibles non seulement sur les PET scans, mais aussi durant l’opération chirurgicale. Selon lui, on doit pouvoir y parvenir en modifiant une molécule connue pour s’associer spécifiquement aux cellules cancéreuses. S’il parvenait à lier cette molécule à une teinture fluorescente, il pourrait peut-être faire luire les tumeurs en bleu ou en vert par le truchement d’une caméra en spectroscopie proche infrarouge placée près de la table d’opération. Les chirurgiens verraient alors sans problème où commence et où se termine précisément la tumeur.

Le Dr Olson a enfin la solution. Son laboratoire au très renommé Fred Hutchinson Cancer Research Center – pas très loin de l’amphi, au bord du lac Union de Seattle – a développé un composé capable de se fixer sur toutes les cellules cancéreuses dans le corps du patient, lesquelles prennent alors un beau reflet fluorescent que les chirurgiens n’ont aucun mal à identifier en salle d’opération.

Ce produit, baptisé Tumor Paint par le Dr Olson, a quelque chose de singulier : son principal ingrédient est une molécule provenant du dard de Leiurus quinquestriatus, une petite bête venimeuse plus communément appelée rôdeur mortel – l’un des scorpions les plus dangereux au monde.

Une décoction de venin de scorpion qui rend les tumeurs fluorescentes.